lundi 29 janvier 2007

"Le combat d'une mère".

Ce lundi 29 janvier, 20 h 50, sera diffusé le film « l’affaire Ranucci : le combat d'une mère », réalisé par Denys Granier-Deferre.

Selon la production, ce film ne se prononce pas sur l'innocence ou la culpabilité de Ranucci.

Cependant, cette « fiction du réel » a pour ambition affichée d’insuffler le doute dans l’esprit du téléspectateur, en soulignant les zones d'ombre, les incohérences de l'enquête policière et de l’instruction à charge.

Au cours du procès de Ranucci l'opinion publique et les médias avaient lourdement pesé.

Cette même opinion, habilement forgée par ces mêmes médias, pourrait peut-être aujourd’hui faire pencher la balance dans un sens inverse.

Il faut rappeler que cette affaire a récemment connu de nouveaux rebondissements :

Michel Fourniret aurait été présent dans la région de Marseille durant l’été 1974, période à laquelle a eu lieu l’enlèvement et le meurtre de Marie-Dolorès. Il aurait même peut-être été présent lors du procès Ranucci (plusieurs photos de la sortie d’une audience montrent un homme présentant une certaine ressemblance physique avec Fourniret).

Enfin, le célèbre pull-over rouge vient d’être retrouvé par le greffe de la Cour d’assises des Bouches-du-Rhône et des analyses ADN pourraient être pratiquées aujourd’hui.

Ceux sont là les signes avant-coureurs d’une quatrième requête en révision.

Mais lequel des deux jugements a le plus de valeur, celui des jurés ou celui que porte l’opinion publique ?

Sur lefigaro.fr : Ranucci : le doute, encore et toujours, par Véronique BOULINGUEZ.

…Films, documentaires, livres... On croyait avoir tout vu, lu, entendu sur l'affaire Ranucci. C'était sans compter sur cet émouvant téléfilm de Denys Granier-Deferre, imaginé par Alain Godard, qui revisite cette « énigme du pull-over rouge » (ainsi rebaptisée par Gilles Perrault, auteur de l'ouvrage controversé), mais sous un angle original : le regard d'une mère qui risque de perdre son enfant unique et se bat pour le sauver, seule, dans un long tunnel d'interrogations

A consulter :

Le site du père de Marie-Dolorès, la petite victime : http://rambla.wordpress.com/

Sur wikipedia.org : Affaire Christian Ranucci.

Liens :

Association Ranucci pour la révision du procès
Chronologie de l'affaire Ranucci
Dossier Ranucci
Forum sur l'affaire Ranucci
Les archives télé de l'affaire Ranucci INA Archives Télé

Voir également les n° 89 et 104.

lundi 22 janvier 2007

Un hiver printanier.


Signe d’un réchauffement planétaire, l’hiver 2006 / 2007 est le plus chaud qu’ait connu la France depuis bien des années.

Cette douceur printanière contraste avec la vague de froid de l’hiver 1954 au cours de laquelle l'abbé Pierre avait lancé son appel en faveur de la politique des logements en France.

Il est donc surprenant de voir 52 années après se concrétiser l’idée d’un droit au logement «opposable ».

Cette proposition n’est pas nouvelle.

En octobre 2002, soit cinq mois après la réélection du Président de la République française, était publié le 8ème rapport du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées.

Ce rapport préconisait déjà la mise en place de ce droit au logement opposable (Voir le récapitulatif des propositions contenues dans le rapport).

Mais il faudra attendre quatre longs hivers pour que cette idée a priori séduisante prenne la forme d’un projet de loi.

Pourquoi avoir tant attendu ?

Peut- être que le gouvernement a souhaité court-circuiter la promesse d’un candidat de voir disparaître les SDF en France ?

Sans doute, les tentes des Enfants de Don Quichotte flétrissaient le paysage français et plus encore, celui de la campagne électorale.

Le projet de loi vivement critiqué par les juristes vient donc de voir le jour. Dans la meilleure des hypothèses, il ne sera effectif que fin 2008 pour les personnes les plus en difficulté et début 2012 pour les personnes logées dans des habitations insalubres ou indignes …

Fort de leur victoire, les Enfants de Don Quichotte ont replié leurs tentes, alors que la météo annonce une vague de froid sur la France.

Ce matin, l’abbé Pierre est décédé.

Cette année encore, les sans abris auront froid.

Froid au corps et froid à l’âme puisqu'ils sont désormais orphelins, ayant perdu leur père.

Sur le site legifrance le Projet de loi instituant le droit opposable au logement et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale

Exposé des motifs

…Aujourd’hui, les résultats obtenus dans le domaine de la construction de logements sociaux et les travaux du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, présidé par M. Xavier Emmanuelli, permettent d’aller plus loin et d’inscrire dans la loi un droit opposable au logement garanti par l’Etat. Ce droit doit permettre aux personnes défavorisées prioritaires dans l’attribution d’un logement de pouvoir non seulement saisir la commission de médiation mais aussi d’engager un recours devant la juridiction administrative en cas d’avis favorable de la commission non suivi d’effet dans un délai raisonnable…

Projet de loi

Communiqué de presse du Conseil des ministres du 17/01/2006

Sur le site du Sénat : le dossier

Sur vie-publique.fr, un article mis en ligne janvier 2005 : Le logement social (2000-2005) - La défense du droit au logement

Le droit au logement est reconnu comme droit social depuis 1946. Au niveau international, la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 reconnaît dans son article 25-1 que le droit au logement fait partie des droits sociaux : "Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires".

Ce droit est réaffirmé dans la loi du 31 mai 1990, visant justement à la mise en oeuvre du droit au logement et dont l’article premier stipule : "garantir le droit au logement constitue un devoir de solidarité pour l’ensemble de la nation".

Le volet logement constitue une part importante de la loi de lutte contre les exclusions de 1998. Les principales mesures concernent le renforcement des mesures de prévention des expulsions locatives, la réforme des attributions des logements, la mobilisation de la vacance des logements, et la lutte contre l’insalubrité. La loi SRU qui confirme le droit à un logement décent complète certaines de ces mesures.

Parmi les derniers rapports du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées, ceux publiés en
2002 et 2003, développent la réflexion sur la mise en oeuvre d’un "droit au logement opposable" qui donnerait à la collectivité, non plus une simple obligation de moyens, mais une obligation de résultat.

Les rapports :

Expertise sur les conditions de mise en oeuvre du Programme National de Rénovation Urbaine : capacités des maîtrises d'ouvrage et ingénieries locales, rôle des DDE

Rapport 2006 de l'Observatoire national des zones urbaines sensibles

Sur le même site :

Logement : vers un droit au logement opposable ?

Xavier Emmanuelli, le président du Haut Comité pour le Logement des Personnes Défavorisées (HCLPD), a rendu public, le 3 janvier 2007, son rapport sur l’expérimentation locale du droit au logement opposable.

Il définit les conditions juridiques et les modalités pratiques permettant aux collectivités territoriales volontaires d’expérimenter le droit au logement « opposable », droit ouvrant la possibilité à toute personne privée de logement de saisir les tribunaux à l’encontre des pouvoirs publics. Le rapport préconise notamment que l’Etat prenne des engagements au niveau des moyens budgétaires et que les collectivités territoriales soient ensuite chargées d’appliquer concrètement les mesures.

A cette occasion, le Premier ministre a annoncé qu’un projet de loi instituant un droit au logement opposable sera présenté le 17 janvier en Conseil des ministres, pour une adoption définitive par le Parlement avant la fin du mois de février. Sa mise en œuvre devrait être progressive : d’ici la fin 2008, elle devrait concerner les personnes les plus en difficulté (sans-abri, travailleurs pauvres, femmes isolées avec enfant), pour être étendue, au 1er janvier 2012, à toutes les personnes ou familles logées dans des habitations insalubres ou indignes.

Sites internet publics sélectionnés :

Rapport au Premier Ministre sur l’expérimentation locale du droit au logement opposable - Bibliothèque des rapports publics - La Documentation française.

Note de synthèse du rapport (PDF) - Premier-ministre.gouv.fr.

Haut comité pour le logement des personnes défavorisées

Droit au logement opposable : le Gouvernement prépare un projet de loi - Premier-ministre.gouv.fr.

Réaction (très critique) de la Blogosphère :

Sur frederic-rolin.blogspirit.com

Droit au logement opposable : des chiffres au droit

Des trois principales notes publiées par des juristes sur le « droit au logement opposable », il ressort des constats communs (c’est normal puisque les trois sont membres de
lieu commun et de droit commun…), en particulier un scepticisme, relevé par Le Monde, sur la portée de ce droit, ainsi qu’un doute sérieux sur la notion de « droit opposable », dans le sens que lui donnent les medias.

Scoop : le texte du projet de loi sur "le droit opposable au logement"

En avant première, j'ai le plaisir de communiquer à mes lecteurs le texte de
l'avant projet de loi "instituant le droit opposable au logement et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale".

Scoop (2): l'analyse technique du projet de loi sur "le droit opposable au logement"

Chose promise chose due, chers lecteurs, voila l'analyse précise de l'avant projet de loi dont j'ai publié le texte dans
ma précédente note.

Comme vous pourrez le constater, il réserve des surprises nombreuses, et des surprises désagréables, au point que, vous le verrez si vous avez le courage de me lire jusqu'à la fin, je conclus que ce texte est essentiellement cosmétique et a de fortes chances de ne pas résoudre le problème qu'il prétend traiter.

Scoop (3) le projet de loi sur le "droit opposable au logement" une synthèse.

L’avant projet de loi sur le « droit opposable au logement » que je viens de publier (
ici) et d’analyser techniquement () mérite pour clore cette série de notes une appréciation d’ensemble qui soit accessible au non technicien.

Un droit au logement de moins en moins opposable : la deuxième version du projet de loi

Une seconde version du projet de loi « instituant le droit opposable au logement » circule actuellement. Elle a été publiée sur le blog
répertoire des maires (un blog de l’éditeur « décisions locales ») où elle peut être téléchargée.

Cette seconde version comprend des différences importantes par rapport à la première dont on peut donner la tonalité générale : de très sensibles régressions sur le fond malgré quelques améliorations techniques.

Le gouvernement vient de reconnaître que le « droit au logement opposable » ne sera qu’un faux semblant

Le projet de loi sur le « droit opposable au logement » n’est pas encore finalisé que le Ministère de l’emploi et de la cohésion sociale a déjà fait en sorte de vider ce droit de sa substance.

Sur dinersroom.free.fr : Le droit opposable au logement : La poudre aux yeux les fait pleurer, par Jules :

Les nuits de Frédéric Rolin sont plus belles que les jours de Dominique de Villepin.

C'est en effet par une pluvieuse matinée de janvier que j'ai pris connaissance de l'avant-projet de loi sur le droit au logement opposable, de son commentaire éclairé, puis d'une synthèse rapide aux fins d'édification collective. Tout ceci grâce à l'ouvrage nocturne de Frédéric Rolin.

(…)

Conclusion

Tel qu'il se présente, le dispositif n'offre certainement pas un "droit au logement opposable".

Ce n'est pas un droit - c'est un vague recours conditionné par la diligence de l'administration.

L'objet n'en est pas l'octroi d'un logement - c'est la fourniture de moyens.

Il ne lie pas le juge…

Sur maitre.eolas.free.fr : Le droit au logement opposable, par Eolas,

Les gazettes bruissent d'hosannas, les hautbois jouent et les musettes résonnent. En cette période de quasi Noël, alors que l'Enfant-Jésus grelotte encore du fait que ses parents n'ont pas trouvé de logement en attendant l'arrivée des Rois-Mages samedi, le législateur aurait été touché par la grâce.

Les Enfants de Don Quichotte (qui chargeait des moulins à vent, tandis que ses enfants chargent des tentes) ont obtenu gain de cause, et le législateur va faire accoucher le parlement aux forceps, ou peut-être devrait-on parler de césarienne, tant on est en présence d'un fait du Prince, va le faire accoucher donc d'un droit au logement opposable.

Ce terme est docilement repris par les journalistes, qui n'ont guère l'air de s'interroger sur le sens exact de cette expression et sur son application concrète.

Vous savez comme j'adore jouer les trouble-fêtes, vous pouvez donc compter sur moi pour soulever le couvercle de la marmite pour goûter la soupe à la couleuvre que le gouvernement est en train de nous concocter…

Sur le site du Monde :

Le droit au logement opposable en conseil des ministres :

Le conseil des ministres examine mercredi un projet de loi instaurant un "droit opposable au logement", dont le ministre de l'Emploi, Jean-Louis Borloo souhaite faire un moyen de pression pour maintenir un rythme élevé de construction de logements sociaux en France.

Ce texte très court, voulu par le président Jacques Chirac en réaction au mouvement lancé cet hiver par l'association "Les enfants de Don Quichotte" en faveur des mal logés, désigne l'Etat comme garant, en France, du droit au logement…

Sur lagazettedescommunes.com : La certitude qu’un droit opposable au logement sera bientôt adopté précipite la levée des campements des Enfants de Don Quichotte :

Le porte-parole des Enfants de Don Quichotte, Augustin Legrand, a annoncé le 8 janvier à Paris que l'association entamait "immédiatement un processus qui mettra fin à tous les campements" de sans-abri qu'elle a installés à travers la France.

"Un changement radical de politique concernant les sans-abri et la certitude qu'un droit au logement opposable sera adopté prochainement, nous conduisent à une sortie de crise immédiate", a déclaré Augustin Legrand après avoir rencontré à plusieurs reprises ces derniers jours le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo, avec qui il a discuté de
la charte du canal Saint Martinque l'association a rédigé pour les SDF…

lundi 15 janvier 2007

Le devoir de désobéissance.

Résister à l’oppression est un droit.

Désobéir pourrait être un devoir ?

Chacun connaît la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen dont l'article 2 de dispose que : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l'oppression. »

Ce suprême recours à la révolte contre la tyrannie et l'oppression, dont l’expression la plus achevée résultait de la constitution montagnarde de 1793 (« L’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ») n’est plus invoqué dans notre pays qui se dit démocratique.

Mais qu’en est il lorsque l’on est en présence d’une loi inique, contraire à l'intérêt général et que l’on a épuisé les recours et actions légales ?

A-t-on le droit de désobéir, à visage découvert et de manière désintéressé ?

Les « faucheurs d’OGM » l’ont fait, et certains ont été relaxé pour leur désobéissance, au nom de l’état de nécessité (voir le n° 86).

D’autres tentent de le faire.

Ainsi les « barbouilleurs de pubs », poursuivis pour «dégradations graves», ont plaidés l’état de nécessité en revendiquant eux aussi la désobéissance civile.

Cette forme d’action collective semble faire des émules…

Le délibéré sera rendu le 23 février.

Sur le site de Libération : Jugés vendredi à Paris, sept barbouilleurs de pubs plaident la désobéissance civile. «Je dédie ma défense à l'entrée défigurée de Douarnenez» par Jacqueline COIGNARD.

«Pour les déboulonneurs ? C'est la 29e chambre, au premier étage.» Dans le labyrinthe du palais de justice de Paris, un membre de ce collectif antipub s'improvise guide, vendredi matin, pour la centaine de supporteurs des héros du jour : sept barbouilleurs de panneaux publicitaires, poursuivis en correctionnelle pour «dégradations graves». En l'occurrence, le 28 octobre, le commando a bombé deux panneaux devant la gare d'Austerlitz (Paris XIIIe). Aux messages de l'afficheur Clear Channel ­ qui ne s'est pas constitué partie civile ­ les barbouilleurs avaient substitué leurs propres slogans : «50-70» (format de panneau qu'ils préconisent, soit la taille de l'affichage associatif et politique), «pub = virus mental», ou tout simplement «marre de la pub»….

(…) « Yvan Gradis explique qu'il s'est battu au sein de l'association Paysages de France pendant cinq ans, pour mener une chasse légale aux panneaux qui défigurent le paysage en toute illégalité. Il se félicite d'en avoir fait tomber 100 sur 400 dossiers montés. Mais il estime cette démarche inefficace, car «les voies légales sont bloquées». David Sterboul, autre prévenu, renchérit : «Non seulement les afficheurs violent la loi sciemment, mais les préfets refusent de poursuivre quand Paysages de France les alerte avec un dossier complètement ficelé !» C'est ainsi que l'association en vient à poursuivre l'Etat qu'elle a fait condamner 18 fois ces dernières années, indique-t-il ».

(…) «Monsieur le procureur, la maison brûle et vous regardez ailleurs !» lance Me François Roux, l'avocat des barbouilleurs. Effacés en trois coups de torchon, les dégâts sont évalués au coût du nettoyage (294 euros) par l'afficheur lui-même. Selon l'avocat, ses clients ont mené une action de désobéissance civile de la plus pure espèce : transgression non violente de la loi, à visage découvert et dans l'intérêt collectif. Et de citer «le manifeste des 343 salopes» qui luttaient pour le droit à l'avortement, les objecteurs de conscience pendant la guerre d'Algérie ou, plus près de nous, les Enfants de Don Quichotte et le Réseau Education sans frontières. «Vous trouvez que nous galvaudons cette notion, monsieur le procureur ? Mais si vous habituez les gens à obéir, qui se lèvera quand ce sera nécessaire ? demande l'avocat. Je n'ai pas entendu dire que le corps des magistrats a répondu en masse à l'appel à la désobéissance du 18 juin 1940»…

Voir également :

Sur wikipedia : La désobéissance civile est le refus de se soumettre à une loi jugée inique par ceux qui la contestent. Le terme fut créé par Henry David Thoreau dans son essai la Désobéissance civile, publié en 1849, à la suite de son refus de payer une taxe destinée à financer la guerre contre le Mexique.

En
Europe, même si le recours au concept de désobéissance civile a tardé à être formulé, l'idée de la résistance à une loi inique ou injuste a existé bien avant le XIXe siècle. C'est aux États-Unis que le concept de désobéissance civile fut pour la première fois formulé au XIXe siècle. Aujourd'hui, le concept s'est étendu à de nombreuses personnes notamment par les actions très médiatiques des altermondialistes ou celles des mouvements anti-pub, certains ne voyant dans ces actions que la dégradation de biens, d'autres y voyant un acte salutaire de désobéissance civile, visant à faire modifier la politique des autorités.

Vous pouvez télécharger l’essai de Henry David Thoreau publié en 1849 sur
forget-me.net : La Désobéissance Civile (en français) au format PDF (75 Ko) ; La Désobéissance Civile (en français) au format LaTeX (58 Ko).

Le site desobeissancecivile.org : La désobéissance civile est une forme d'action non-violente qui s'est développée au cours du XX° siècle à partir d'expériences de luttes socio-politiques telles que celles de Gandhi ou de Martin Luther King, et de l'œuvre de penseurs comme La Boëtie et Henry David Thoreau. De nombreuses expériences sur les six continents et en France, ont repris à leur compte cette stratégie.

Sur radicalparty.org : "DESOBEISSANCE CIVILE ET NON-VIOLENCE" - Mémoire de philosophie morale et politique, par Mathieu Vernerey (maîtrise de philosphie - Lyon3).

Sur non-violence-mp.org : De la désobéissance civile, par Jean-Marie Muller

Sur monde-solidaire.org : Désobéissance civile : qu’est-ce que c’est ? Comment la mettre en oeuvre ?

lundi 8 janvier 2007

L'exécution.

Saddam Hussein ne sera jamais jugé pour génocide et crimes de guerre dans le cadre de l'"opération Anfal" dans laquelle périrent des dizaines de milliers de Kurdes en 1987-1988.

Ainsi en a décidé la « justice » irakienne.

Certes, le procès pour génocide continue pour le cousin de l'ancien président irakien, Ali Hassan al Madjid, dit "Ali le chimique" et pour six autres responsables du parti Baath.

Mais beaucoup regrettent que le principal suspect ne soit plus là pour répondre de ses actes.

Rappelons ce qu’il en a été des droits de la défense et de l’indépendance du tribunal :

- 20 octobre 2005 : des individus masqués enlèvent à Bagdad l'avocat de l'un des sept co-accusés de Saddam Hussein, Me Saadoun al-Janabi qui sera retrouvé mort le lendemain, plusieurs balles dans la tête.

- 8 novembre : meurtre d'Adel al-Zubeidi, avocat de l'un des co-accusés de Saddam Hussein, l'ancien vice-président Taha Yassin Ramadan; un autre avocat, Thamir al-Khuzaie, blessé dans l'attaque, fuit l'Irak et demande l'asile au Qatar.

- 15 janvier 2006 : accusé par des hommes politiques et responsables de ne pas maîtriser le procès de Saddam Hussein, le président du tribunal, le juge kurde Rizgar Mohammed Amin, démissionne.

- 21 août : un troisième avocat de la défense au procès de Saddam Hussein est assassiné en Irak.

Soyons clair : nous ne défendons pas Saddam Hussein, nous défendons notre conception de la justice.

L'exécution précipitée de l'ancien président a soulevé de multiples critiques sur la scène internationale. Après la polémique du procès de Saddam Hussein s’ouvre celle de la publicité donnée à l’exécution de sa sentence.

Nous vous présentons l’URL de cette vidéo, qui est en libre accès sur internet, considérant que nos lecteurs sont suffisamment adultes pour choisir de la regarder ou non (attention, ces images peuvent choquer) :

http://ia310926.us.archive.org/0/items/Saddam/Saddam.WMV

Les réactions :

Sur lexpress.fr : Deux gardes arrêtés pour la vidéo de Saddam Hussein

Les enquêteurs ont identifié et arrêté deux gardes du ministère de la Justice irakien qui ont filmé sans autorisation la pendaison de Saddam Hussein samedi dernier, a-t-on appris jeudi de source autorisée à Bagdad, tandis que le George Bush a jugé que l'exécution de l'ancien président irakien aurait dû être plus digne.

Sur lexpress.fr : Un juge a failli interrompre l'exécution de Saddam Hussein

Présent lors de la pendaison de Saddam Hussein, un représentant du parquet irakien affirme avoir menacé de quitter les lieux de l'exécution pour protester contre les conditions dans lesquelles elle se déroulait, ce qui aurait entraîné son interruption…

Sur le site du nouvel Observateur : Le président George W. Bush regrette que l'exécution de Saddam Hussein n'ait pas été "plus digne"

Le président américain George W. Bush a déclaré jeudi qu'il aurait souhaité que l'exécution de Saddam Hussein "se soit déroulée d'une manière plus digne". A l'issue d'une discussion avec le Premier ministre irakien, M. Bush a également annoncé qu'il présentera lors d'un discours la semaine prochaine sa décision sur la marche à suivre en Irak.

Envisageant la possibilité d'envoyer davantage de troupes à Bagdad pour tenter de contrer la montée de la violence, le président a déclaré: "Une chose est certaine: je souhaite m'assurer que la mission est claire et spécifique et peut être accomplie".

Deux gardes arrêtés pour la vidéo de Saddam Hussein La Tribune.fr

Report de l'exécution de deux coaccusés de Saddam HusseinLes Échos - L'exécution des deux coaccusés de Saddam Hussein, prévue hier matin, a été reportée de quelques jours par les autorités irakiennes sous « les pressions ...

Irak : Les deux coaccusés de Saddam Hussein pendus aujourd’hui à l ... L'Opinion

L'exécution des coaccusés de Saddam Hussein reportée LCN

Une vidéo amateur de l’enterrement de Saddam Hussein Nettali.com

Canoë - EuroNews

Le président George W. Bush regrette que l’exécution de Saddam ...Armées.com -Le président américain George W. Bush a déclaré jeudi qu’il aurait souhaité que l’exécution de Saddam Hussein "se soit déroulée d’une manière plus digne". ...

Bush critique l'exécution de Saddam Hussein 20 minutes.ch

PENDAISON DE SADDAM HUSSEIN nouvelobs.com -Après avoir refusé de condamner la mise à mort de Saddam Hussein, le secrétaire général de l'ONU appelle à ne pas exécuter ses deux co-accusés. ...

ONU : Controverse sur l’exécution de Saddam Armées.com

Afrique: Ban Ki-Moon ne condamne pas l'exécution de Saddam All Africa

Saddam Hussein : les Nations Unies restent opposées à la peine ... Tolerance.ca

Armées.com - Le Monde

L’exécution de Saddam Hussein. CCIPPP - C’est avec un sentiment de malaise, voire un certain dégoût, qu’a été accueillie ici en France la nouvelle de la pendaison de Saddam Hussein. ...

Après Saddam Hussein, samedi dernier, deux de ses complices les ... l'Humanité

Saddam Hussein : plaidoirie posthume AgoraVox

Une exécution déplorable Reporters sans Frontières

Info-Palestine
L'exécution de deux co-accusés de Saddam Hussein devrait attendre ...nouvelobs.com - En pleine polémique sur la tumultueuse exécution de Saddam Hussein, la pendaison de deux co-accusés de l'ex-président irakien devrait attendre le "début de ...

Les Etats-Unis démentent leur implication dans l’exécution de ... Armées.com

Washington aurait fait autrement au sujet de Saddam Hussein La Tribune.fr

Saddam Hussein : pendu pour la mauvaise raison Cyberpresse - Ce n’est pas le gouvernement irakien qui a choisi d’exécuter rapidement Saddam Hussein, dès la confirmation de sa première condamnation, ce qui a mis fin ...

Saddam Hussein pendu pour la mauvaise raison Acadie Nouvelle (Abonnement)

Sénégal: Fin tragique de Saddam Hussein All Africa

Saddam Hussein : l’Amérique brise la nuque de la Justice AgoraVox

Le Messager - Le Figaro

Irak : En attendant le procès d’El-Maliki, Saddam Hussein est mort Kabylie news - Il ya vingt ans, Saddam Hussein, en guerre contre l’Iran, recevait très officiellement Donald Rumsfield, qui fournissait armes et appui politique à celui ...

Les raisons de l’exécution précipitée de Saddam HusseinNettali.com - Quand la Haute cour d’appel irakienne a confirmé le 26 décembre dernier la condamnation à mort de Saddam Hussein, spécifiant que la sentence devait être ...

L’exécution de Saddam est une faute L'express.mu

Saddam Hussein : Les Kurdes frustrés Kabylie news

La fin de Saddam, un trait ordinaire de l’histoire irakienne L'express.mu
….

Voir également les n° 31, 44, 77, 78, 79, 80, 84, 118, 128, 131, 132 133 et 135.